Il y a 2 notes dans les archives du XVII ème Siècle.


Le critère de recherche était: [Lautin]

Note(s)
Note N° : 756
Descripteur connexe de cette note : [Brancas Silvye de,4]
01-08-1616, Jean Cappeau, f°140 r° N°37- 309- 5-GW N°756 Debte pour Dame Silvye de Brancas, dame baronne de Croses et Montdragon, vefve, contre Jean-Antoyne Renaudeau de Sainct Remy ... a confessé debvoyr à Dame Silvye de Brancas, dame de Montdragon, veufve, absente ... la somme de 43 escus faisant 129 livres ... pour le pris et vante des muscas de la muscadelle que ladicte dame a au terroir de ceste ville, lieu dit à Lautin .....
Note N° : 855
Descripteur connexe de cette note : [Mistral Dominique de,16]
Descripteur connexe de cette note : [Mistral Paul (2) de,27]
Descripteur connexe de cette note : [Parissole,86]
Descripteur connexe de cette note : [Mistral de,23]
Descripteur connexe de cette note : [Brancas Silvye de,4]
Descripteur connexe de cette note : [Galliens des Issards,802]
06-11-1658, Pierre Colomb, notaire d'Avignon, AD84, 3E8/336, f°366 r° N°855 Transaction entre Monsieur le chevalier des Issarts, Monsieur le baron de Croze et Messire Pol de Mondragon, seigneur de Barbentane L'an 1658, le 6ème jour du mois de novembre, comme soit que feu Messire Pol de Mestral de Montdragon, seigneur en son vivant dudit lieu, Darboux et Barbentane, baron de Croze et Larnage, gentilhomme ordinaire de la chambre du Roy, eust esté chargé d'une substitution réelle, graduelle et perpétuelle en faveur de l'aisné des enfants masles et du premier masle qui naistrait d'jcelluy, par le testament d'haut et puissant seigneur Messire Pol d'Albert de Montdragon, en son vivant seigneur dudit lieu Darboux et de Barbentane et, au moien de ce, ledit Sieur Pol de Mestral eust esté grevé de randre les terres de Montdragon, Darboux et Barbentane, biens ruraux scitués dans jcelle, à Messire Pol de Mestral, son fils aisné, ensemble plusieurs autres biens et meubles prétieux, comme aussj grande quantité de bestail. De quoy ledit Sieur Pol de Mestral estant très bien mémoratif, et pareillement qu'il n'avait pas en son propre de biens libres, ses debtes paiés, qui fussent de grande considération, par son dernier et valable testament du 23 mars 1611, ne légua que 3 000 livres à damoiselle Sextie de Mestral de Montdragon, sa fille et de madame Silvie de Brancas, son espouse, prévoiant qu'il ne luy pourrait pas eschoir de plus grands droits, ayant institué en tous ses biens ladite dame Silvie de Brancas, à sa charge de rendre et restituer, après son décès, à l'aisné de ses masles les biens qu'ils luy avoint esté délaissés par ledit Messire Pol d'Albert, avec tout ce qu'il possédait dans les terres de Barbentane. Ensuite de quoy ladite dame aurait remis lesdits biens à Messire Pol de Mestral, second du nom, son fils aisné, lequel estant décédé après avoir institué Messire Pol de Mestral, son fils aisné, 3ème du nom, en 1627, à sa requeste, le fidéjcommis réel, graduel et perpétuel apposé par ledit Messire Pol d'Albert aurait esté ouvert en sa faveur par arrest de Nos Seigneurs de la Souveraine Cour de Parlement de ce pais du 10ème may 1642, et seroit que lesdits Messire Pol de Mestral second et Messire Dominique de Mestral, sieur et baron de Croze, son frère, ayant transigé sur les diverses préthansions qu'ilz avoint l'un contre l'autre, le 04-10-1619, tant pour raison des biens paternels, maternels que fidéjcommissères, il aurait esté exprimé dans la transaction que ledit feu Sieur Pol de Mestral premier avoit 46 800 livres quj pouvoint estre qualifiées libres, quoy qu'il fist voir que les détériorations des biens fidéjcommissères montoint à beaucoup plus, et s'estant ledit Sieur Pol second de Montdragon despartj de tous les biens paternels et maternels, en ayant investi ledit Sieur de Croze pour luy donner plus de moiens et survenir au paiement des charges paternelles et maternelles, luy auroit encore quitté tous les droits qu'il pouroit préthandre sur lesdits biens paternels et maternels du chef de ladite Dlle Sextie comme donatere d'jcelle par acte du 15-05-1619 et promis d'en fere tenir quitte ledit Sieur de Croze et les siens. Comme aussj de le relever et guarantir en cas de recherches, s'estant chargé de la nourriture de ladite damoiselle, et néantmoins elle se rettira chez ledit Sieur de Croze quelques tems après, scavoir ledit Messire Pol second estant décédé et ledit Sieur de Croze, comme tuteur de Messire Pol troisiesme, son nepveu, fit article dans liste de ses comptes de la nourriture de ladite damoiselle, des frais de laquele ledit Sieur Pol de Montdragon fust deschargé par sentance confirmée par arrest et ensuite ledit Sieur de Croze vint à transaction avec ledit Sieur Pol de Montdragon, son nepveu, le 13-10-1642, par laquelle, renonçant au pache de la transaction de 1619 faict en sa faveur, se chargea de l'entretien de ladite Dlle Sextie et ledit Sieur de Mondragon fut desparti de la donation qu'elle avoit faicte en faveur dudit feu Sieur, son père, et confirmé en la sienne propre par actes du 15-03-1619 et 11-02-1628. Il est despuis arrivé que ladite Dlle Sextie a faict son testament le 24-11-1645, receu par Me Lyon, notaire de Saint Remy, par lequel elle a institué Dame Lucresse de Mestral de Montdragon, vefve de Messire François de Galiens, seigneur des Issars, en tous ses biens, ainsi qu'est présuposé, et ayant survescu jusques au 21-08-1651, sans fere aucune autre dispostion, toujours entretenue par ledit Sieur de Croze, elle seroit décédée, survivant ledit Sieur de Crozes, son frère, ladite Dame des Issart, sa sœur, et ledit Sieur Pol de Montdragon, son nepveu. Quelque temps après, scavoir le mois de febvrier 1658, ladite Dame des Issards estant venue à décéder, auroit néantmoins institué en tous ses biens quelque temps auparavant Messire Claude-Charles de Galiens des Issars, chevalier de l'ordre de Saint Jean de Hierusalem, l'un de ses enfants masles, lequel en vertu du testement faict par ladite Dlle Sextie en faveur de la dame, sa mère, auroit faict assigner par devant Monsieur le lieutenant d'Arles lesdits Sieurs de Croze et de Montdragon pour se voir condamnés à la désemparation de tous les biens et droits de ladite damoiselle à elle appartenant, tant de suite du légat faict par Messire Pol de Mestral premier que pour supplément de légitime sur ses biens libres ou fidéjcomisseres, et sur les biens délaissés par ladite Dame Silvie de Brancas. Et s'estant ledit Sieur de Croze présenté, estant en voie de fere casser ledit testement pour estre notoirement nul, puisque le notaire n'y avoit point faict mention qu'il dust interpeller ladite damoiselle Sextie de signer, ny de la cause pour laquelle n'avoit pas signé, de plus, qu'il n'a pas non plus faict mention que deux des tesmoings ne seussent escripre et que pour ce faict ils n'avoint peu se signer. En dernier lieu ledit Me Lyon n'a pas, présent, signé le testement dans son registre, ny expédié aucun extraict d'jceluy, par lesquels moiens ledit testement estant nul, ledit Sieur de Croze préthandoit le fere casser et soustenoit qu'en toute façon ledit Sieur chevalier, ny aucun autre, ne pourroint rien demander de la sucession de ladite Dlle, sa sœur, pour avoir consumé ledit légat de 3 000 livres, fruits d'jceluy et toute sorte de droits par le moien de son entretien, lequel estoit fort considérable à cause des fréquantes maladies qu'elle avoit, ayant ledit Sieur de Croze esté contrainct de la fere tousiours servir par deux femmes, ce que l'auroit faict ..?.. avoir de sadite sœur pour les aliments quj avoint excédé ledit légat, fruits d'jceluy et autres droits quelconques. Et, de la part dudit Sieur de Montdragon, estoit soustenu qu'il estoit mal actioné pour n'avoir aucuns biens de ladite Sextie ...?... seulement les terres qui luy appartenoint en vertu des fidéjcomis et substitution sus-énoncés desquels il estoit en reste de plus de 60 000 livres, tant est loing que ledit Sr (?) son père, eust jamais eu aucuns biens libres et s'il s'estoit chargé de fere tenir quitte ledit Sieur de Croze des droits de ladite Dlle Sextie et se fust chargé de son entretien, néantmoins comme ce avoit esté ensuite de la donation que ladite Dlle luy avoit faicte, ledit Sieur son fils s'en estant despartj par l'acte de 1642 et ledit Sieur de Croze s'en estant chargé, on ne pouvait plus fere aucune demande pour raison desdits droits contre ledit Sieur de Montdragon, auquel, à tous cas, compétoit une guarantie formele contre ledit Sieur de Croze, Sur quoy ledit Sieur chevalier des Issars respondoit que le testement de ladite Dlle Sextie estoit bon et valable puisque ladite Dlle estoit illitérée comme tout de mesme lesdits deux tesmoings quj n'avoint pas signé. L'ordonnance ne déclarait point de nullité faute d'avoir exprimé la cause quj avoit empesché la testatrice et tesmoings de signer, que si ledit Me Lyon ne s'estoit pas soubsigné au bas de l'acte ce n'estoit pas non plus une nullité mais une simple obmission, ayant luy signé plusieurs actes subséquants dans le mesme registre. Disoit aussi que la desfuncte ayant persévéré pendant six ans dans l'institution faicte en faveur de la dame, sa mère, auroit bien tesmoigné que ladite disposition estoit valable surtout en faveur de sa sœur, suivant par le moins les loix du sang et de la nature. Ensuite de quoy ledit Sieur chevalier soustenoit que ladite Dlle Sextie n'avoit pas consumé pour son entretien ledit légat de 3 000 livres et des plus grandes sommes qui luy estoint deubes et non pas mesme les autres fruits d'icelle, préthandant luy compéter un grand suplément de légitime sur les biens paternels et mesme sur les biens fidéjcomisseres, comme aussi en droit de légitime sur les biens maternels, le tout avec fruits qui auroint plus que triplé depuis le décès desdits père et mère. Et pour fere voir que ses droits et suplément estoint de grande considération, disoint que ledit feu Sieur Pol de Mestral premier du nom avoint de biens libres valants du moins 46 800 livres. Encore le dit Sieur chevalier prethandoit que ladite Dlle Sextie et Dame Lucresse de Mestral, sa mère, avoint à prandre chascune une portion de la succession de noble Jean de Mestral de Montdragon, leur frère, décédé ab intestat, et ce pour un cinquiesme chascun, avec fruits, ce qui grossissoit encore de beaucoup les fruits de ladite Dlle Sextie et donoit lieu audit Sieur chevalier d'augmanter la demande pour la portion compétant à ladite Dame des Issars, sa mère ..... Nota : Le dernier testament de Sextie Mestral est du 24-11-1645, notaire Daniel Lyons, f°226 r°. Elle fait héritière généralle et particulière dame Lucresse de Mistral de Mondragon, dame des Isar, sa sœur Or est-il que par devant nous notere et témoins après només, ont été constitué en leur personne ledit Sieur Claude-Charles de Galiens des Issars, chevalier de l'ordre de Saint Jean de Hierusalem, suivant le pouvoir qu'il ha de Notre Saint Père le Pape, dispenses de Monseigneur l'Eminentissime Grand Maistre dudit ordre de Saint Jean de Hierusalem et lettres patentes de Sa Majesté deubement vériffiés au parlement de Toulouse, d'une part, et Messire Dominique de Mestral de Montdragon, baron de Croze, et Messire Pol troisesme de Mestral de Montdragon, seigneur dudit lieu, Darboux et de Barbentane et autres, lesquelles parties, deubez et mutuelles stipulations intervenants, ont transigé, convenu et accordé, transigent, conviennent et accordent. Premièrement que ledit Sieur chevalier des Issards, recognoissant n'avoir rien à préthandre en qualité de ladite feu Dlle Sixtie de Mestral contre ledit Sieur de Montdragon pour n'avoir ledit Sieur de Montdragon aucuns biens libres dudit Sieur Pol de Mestral de Montdragon premier du nom, ny de ladite Dlle Sextie et qu'il s'est desparti de la donation qu'elle avoit faict en sa faveur, s'est ledit Sieur chevalier desmis de toutes les préthansions qu'il avoit contre iceluy pour raison de ce, et de l'instance qu'il en avoit formé contre luy et a promis et promet l'en tenir quitte et fere tous quitte enver tous et contre tous pour raison dudit légat, suplément de légitime sur les biens dudit Pol de Mestral premier, droits de légitime sur les biens de ladite Dame Silvie de Brancas et succession dudit Jean et autres quelconques, promettant encore de le tenir quitte et fere exchange envers tous et contre tous de tous les droits de légitime, suplément et succession qu'il auroit peu préthandre comme héritier de ladite dame, sa mère. Et parce que jceluy Sieur chevalier n'avoit satisfaict à la ratiffication susénoncée du 25-11-1656, ayant faict lecture d'jcelle sur l'extraict deubement signé par ledit de ..?.. , l'a ratiffié en tous ses closes (?). En second lieu a esté convenu que pour le légat de la susdite ...?... de 3 000 livres fait d'iceluy droits de légitime, suplément et autres sucessifs que ledit Sieur chevalier, en qualité d'héritier bénéficier de ladite dame sa mère, et icelle de ladite Dlle Sextie ...?... du susdit testement pourroit préthandre, pour éviter frais et despances et longueur de procès, ledit Sieur de Croze, en qualité d'héritier et bien tenant dudit Sieur Pol de Mestral premier, son père, et de ladite Dame Silvie de Brancas, sa mère, a promis et promet paier et expédier audit Sieur chevalier la somme de 6 000 livres en paiement de laquelle luy a ceddé, remis et transporté, cedde, remet, transporte et totalement désempare sans aucune réserve: – Une pièce qu'il ha et possède dans le terroir de Saint Remj, partie de laquelle se trouve complantée en vigne et le reste en jardin, avec le bastiment quj s'y treuve, tout entouré de murailles, de la contenance de 5 saumées ou environ et autrement quand que contient, apellé l'Hautin, que confronte de trois parts les chemins et de la pièce appartenant au chappitre dudit Saint Remy, avec tout ce que si treuve planté, radiqué et enterré. – Plus une maison et tinal qu'il a et possède dans l'enclos dudit Saint Remj et au Planet de ladite ville, confrontant du levant rue allant aux pénitents noirs, du couchant le Planet, du midy autre rue, et d'autre maison du Sieur Hiérosme Parissole, avec tous ses droits et appartenances, franchises et servitudes, franche néantmoins lesdites pièces audit Sieur chevalier, de toutes charges et impositions jusques au présent jour, avec promesse de les luy fere avoir, jouir et tenir et de luy estre tenu de toutes ...?... et guarantie généralle et particulière envers et contre tous ..... Faict et récité dans la grange vieille de Monsieur de Saignon, apellée le Mas du Temple, terroir de Barbentane .....