Il y a 12 notes dans les archives du XVII ème Siècle.


Le critère de recherche était: [couvents : Saint Paul, observantins]

Note(s)
Note N° : 143
Descripteur connexe de cette note : [testaments,201]
Descripteur connexe de cette note : [Cabassud,224]
Descripteur connexe de cette note : [Gond, Gon, Gonne, Gonette,500]
Descripteur connexe de cette note : [Jehan, Jean, Jehanne,405]
Descripteur connexe de cette note : [Auffan,497]
Descripteur connexe de cette note : [Allemand,396]
14-09-1684, Paul Bertrand, nf° N°143 Testament d'Esprit Cabassud ... estably en sa personne, Esperit Cabassud, mesnager de ceste ville, lequel ... veut être enterré dans la tombe qu'il a dans l'esglize du couvant de Saint Paul de ceste ville ... a confirmé et confirme ledit testateur en faveur de Thomas, Claude, Pol Antoine et Gabriel Cabassud, tous quatre ses enfants légitimes et naturels et de Marguerite Gonne, sa femme, les donnations qu'il leur a faictes dans leurs contracts de mariage ou autrement rière par divers notaires en leurs dattes ..... a confirmé en faveur d'Anne Cabassude, femme de Gaspard Jean, maçon ..... à Marguerite Cabassude, femme à présant de Guilhaume Aufant du lieu de Cabanes et Claire et Louise Allemandes, ses petites filles, lesdites Allemandes, filles de Nicolas Allemand, travailleur de ceste ville et de feu Françoise Cabassude, lesdites Anne, Marguerite et Françoise Cabassudes toutes trois ses filles légitimes et naturelles et de ladite Gonne, leur mère ..... héritier général et universel, Jacques Cabassud, son filz légitime et naturel et de ladite Gonne, sa femme .....
Note N° : 165
Descripteur connexe de cette note : [couvents : Trinitaires,245]
Descripteur connexe de cette note : [testaments,201]
Descripteur connexe de cette note : [Expilly,203]
Descripteur connexe de cette note : [Auberges : St Jacques ou la Graille,318]
Descripteur connexe de cette note : [Chaucherin,727]
Descripteur connexe de cette note : [Comte,459]
07-01-1671, Paul Bertrand, f°16 r° N°165 Testamant de Jean Expilly, bourgeois ... estably en sa personne, Jean Expilly, bourgeois de ceste ville, lequel ... eslizant la sépulture de son corps dans le tumbeau qu'il a dans l'esglize de ceste ville ... lègue ... aux Révérands Pères de la Sainte Trinité de ceste ville ... et aux Révérands Pères Observantins ..... à Jeanne, Pierre, Marie, Joseph, Jean et Anne Expillides, ses filz et filles légitimes et naturels et de Jeanne Chaucherine, sa femme, et au postume ou postumes, au cas que sadite femme soit enceinte ..... à Marie Comtesse, fille en premières nopces de Barthélemy Comte et de ladite Jeanne Chaucherine, sa femme ..... héritière générale et universelle, ladite Jeanne Chaucherine, sa femme ..... laisse à sa femme le choix de son héritier général et universel, après son propre décès, entre ses deux filz Joseph et Jean, mais choisit Joseph au cas où elle ne ferait ledit choix ..... Acte faict et publié audit Sainct Remy et dans le logis de la Graille, appartenant audit testateur où il habite .....
Note N° : 187
Descripteur connexe de cette note : [Pénitents noirs,187]
08-04-1637, Jean Badinenc, f°1057 r° N°187 Transaction et accord passés entre les Révérends Pères et Religieux du couvent de Saint Paul, Ordre de Saint François et les Confrères de la Compagnie des Pénitents noirs de la ville de Saint Remy Cet acte est donné, in extenso, par le Dr Edgar Leroy dans Etudes Franciscaines, Juin 1954, pp.74-78
Note N° : 188
Descripteur connexe de cette note : [Pénitents noirs,187]
Descripteur connexe de cette note : [Orfe,729]
24-02-1641, Arch.comm. BB2, f°188 r° N°188 Demande des Observantins à la Communauté de leur remettre une maison ruinée pour en faire une habitation pour les Pères qui font le service de la chapelle des pénitents noirs Délibération du conseil de la Communauté de Saint Remy, donnée par le Dr Edgar Leroy dans Etudes Fransciscaines, Juin 1954, p.82 Ladite maison des heoirs de Gabriel Orfe, était située à la traverse du Petit Puits et confrontait du couchant, la chapelle des pénitents noirs, et du midy, l'esglise du prieuré de Saint Pierre
Note N° : 414
Descripteur connexe de cette note : [Feautrier,298]
Descripteur connexe de cette note : [Baulmes de,204]
Descripteur connexe de cette note : [Bernard,740]
Descripteur connexe de cette note : [Villete de,218]
25-10-1604, Jacques Ferré, f°462 r° N°414 Rapport de la vizite de l'église Sainct Pol de Mauzeol lez Sainct Remy L'an mil six centz quatre et le vingt cinquiesme jour du moys d'octobre, ont rapporté à moy notaire royal soubzsigné Honorat Bernard et Loys Feautrier, Me maçons de la présente ville de Sainct Remy, que, suivant le commandemant à eulx faict par Monsieur le lieutenant de Sénéchal au siège d'Arles, comme commissaire en ceste partie depputté par la souveraine Cour de parlement de Provence, séant à Aix, à faire visite des eglises et hospitaux de son ressort et serment par eulx presté entre ses mains, s'estre acheminés à l'église Sainct Paul de Mauzeol lez ladicte ville de Sainct Remy et laquelle avoir bien et deuement veue, palpée et visitée d'ung cousté et d'aultre et par tout, ont treuvé la première encoule du cousté de la bize, plus proche du grand autel, pourtant le grand corps, estre corrompue et sy elle n'est rabillée dans peu de temps causer la ruyne de ladicte église, plus ont treuvé le prebsbitère, ensemble les deux chapelles et tout le dessus de ladicte église, tout ruyné et corrompus par moien des arbres et méchantes herbes y escreus tellement que si ledict dessus n'est nectié bien et deuement et battuné, vint hazard dans peu de temps de tumber et se démollir. Item ont veu le coing du clocher de ladicte église, d'entre le midy et le couchant, presque tout mangé par les ventz et, s'il n'est reffaict, court fourtune de tumber et se démollir comme ladicte église, et toute laquelle besougne venant à ce faire peult couster cent cinquante livres, n'ayant en rien touché à la grande et petite salle, grand et petit reffectoire, grande et petite cuisine, chambres, fourt, cloistre soubztenu par plusieurs belles collonnes et pilliers, y estant le jardin au millieu, et plusieurs autres membres alentours avec une tour en forme de pigeonier, pour estre le tout inhabité et à faulte de repparations y utilles et nécessaires en voye aussi de tumber et se démollir, quoy advenant, que Dieu ne vueille seroyt destruit et ne se pourroyt reffaire à moing de plus de six mille livres. Et tel est leur rapport qu'ont faict suivant Dieu et conscience et en tout et par tous deus conférant ensemble. Par foy de quoy se sont soubsignés et ainsi l'ont rapporté, présentz, Messire Pierre de Villette et Pierre Baulmes chanoynes aussi soubzsignés et moy Jacques Ferré, notaire royal héréditaire dudict Sainct Remy recepvant soubzsigné. Honorat Bernard Ferré, notaire (recueilli le 27-03-1986)
Note N° : 530
Descripteur connexe de cette note : [testaments,201]
Descripteur connexe de cette note : [Cimetières,284]
Descripteur connexe de cette note : [Chabanier,307]
Descripteur connexe de cette note : [Chaucherin,727]
26-06-1624, Paul Bertrand, f°445 v° N°530 Testement de Anthoine Chaucherin ... estably en sa personne, Anthoine Chaucherin, Me talheur d'habits, habitant de ladite ville, natif du lieu de Labeisse, diocèze de Viviers, lequel ... voulant ... être enterré dans le cimetière ou esglise du couvent de Saint Paul ... légue ..... à Charlote Chabanier, sa femme bien aymée ..... à Janne Chaucherine, sa fille et de ladite Chabanière, sadite femme ..... héritiers: le ventre et personne de ladite Chabanière, sa femme .....
Note N° : 547
Descripteur connexe de cette note : [Chapelle Saint Roch des Faubourgs,289]
Descripteur connexe de cette note : [peste,328]
Descripteur connexe de cette note : [Perriat,164]
Descripteur connexe de cette note : [Rachet, Rachept,505]
Descripteur connexe de cette note : [Reboul,403]
20-09-1671, Conseil communauté, BB4, f°259 r° N°547 Conseil du 20 septembre 1671 Comme aussi représante ledict Sieur premier consul qu'en l'année mil six cens cinquante cette ville ajant estée affligée de la peste les Sieurs consuls d'alors dans la presse d'jcelle heurent recours à la divine bonté et faict veu d'ériger à quelque endroict proche la ville une chapelle à l'honneur de Saint Roch, ce qui ajant esté proposé à un conseil y feust dellibéré que ladicte chapelle seroit faicte au lieu plus proche et convenable qu'il seroit advisé.Lesdicts Sieurs se dénantirent voulant esfectuer ce voeu et suivre cette dellibération.Monsieur François Rachept docteur en médecine pour lors un d'iceux eymu de dévotion pour ce grand Saint auroit verballemant donné à la Communauté quelques contenances d'une terre qu'il possédoit au quartier du Château pour y dresser ladicte chapelle, en concéquance de quoy la Communauté auroit faict comancer cet édifice et demeuré néantmoingt imparfaict et à présant le R.P. Boisselly, gardien du Couvant des Observantins de cette ville a donné une requeste au Conseil dont la lecture sera faicte par le greffier pour le suplier de leur donner cette chapelle non achevée laquelle ils fairont achever à ses despans pour l'acomplissemant dudict voeu dans laquelle ils y cellebreront festes et dimanches la saincte messe et le jour de feste (du) glorieux Sainct annuellement diront une grand messe, diacres et soubsdiacres et ensuitte feroyent la procession pourvu que la Communauté leur acheptat et leur remit quatre cannes carrées d'une terre que Jacques Reboul possède joignant ladicte chapelle pour y faire construire un hospice pour la retraicte de quelques religieux affin d'avoir par là mieux le moyen d'inviter le publicq à une plus grande dévotion et de les confesser plus comodément qu'ilz ne peuvent faire estant leur couvant beaucoup esloigné de la ville, d'ailheurs qu'ilz peuvent adcister avec plus de facilités les malades de la ville dans leurs nécessités ayant ladicte chapelle et oultre ce promettent de se demettre de la maison qu'ilz ont en cette ville prisagée six florins desquels la Communauté les descharge annuellement et d'en achepter jamays ny luy ny ses successeurs avenir dans la ville de quoy en donne advis au Conseil. Sur quoy après avoir entendu la lecture de ladicte requeste et considérant que l'offre dudict R.P. comme bien advantageuse et utille au publicq s'agissant mesme de l'acomplissemant d'un voeu qu'avoit demeuré imparfaict jusques à présant,le Conseil unanimement,à la réserve dudict Sieur Perriat,a dellibéré soubz les conditions susdictes qu'on justifiera sy la Communauté s'est chargée de descharger lesdicts R.P. Observantins de six florins de prisage annuellement et ce faict donner pouvoir auxdicts Sieurs consuls au nom de la Communauté d'achepter lesdictes quatre cannes terre carrées dudict Reboul et à ce subject feront tout ce qu'il sera nécessaire pour raison de ce et en cas de reffus dudict Reboul on le fera assigner pour avoir la désemparation de ladicte contenance de terre. Nota : Acte relaté par le Dr Edgar LEROY dans "Le Couvent des Observantins de Saint Paul de Mausole".Etudes Franciscaines, N°12, Juin 1954, p.91-92.
Note N° : 601
Descripteur connexe de cette note : [Viret,219]
Descripteur connexe de cette note : [testaments,201]
Descripteur connexe de cette note : [Réal,148]
24-04-1625, Jean Badinenc, f°651 r° N°601 Testement de Privat Viret, mesnager ... estably en sa personne Privat Viret, mesnager de la présente ville de Sainct Remy, lequel ... a esleu la sépulture de son corps ... dans l'églize de Monsieur Sainct Paul ... et au tombeau de feu Jean Viret, son père ... lègue ... à Dauphine Réale, sa femme ..... à Marguerite Virette, sa fille légitime et naturelle et de ladite Réale ..... à Jean Viret, son fils aussj légitime et naturel et de ladite Réale ... marié avec Catherine Avignon ... acte receu par moy dit notaire le 14-02-1624 [f°447 r°] ..... héritiers généraux et particuliers, Louys et Laurens Viret, ses autres enfans légitimes et de ladite Réale ... cependant en partaigeant ... a dict et déclairé que ledit Louys aura pour sa part le bastiment et terre et vignes et vergers que ledit testateur a au valon et quartier appellé Mussargue ... et ledit Laurens pour sa part aura le bastiment et mas que ledit testateur a au quartier de Boucalistre .....
Note N° : 759
Descripteur connexe de cette note : [Chapelle Saint Nicolas,71]
Descripteur connexe de cette note : [Forbin Gaspard de,37]
Descripteur connexe de cette note : [Sade de,2]
Descripteur connexe de cette note : [Lagoy,73]
Descripteur connexe de cette note : [Romanin,1]
Descripteur connexe de cette note : [Astouaud,167]
Descripteur connexe de cette note : [Sade Jeanne de (dame de Murs),49]
Descripteur connexe de cette note : [Chapelle Notre Dame de Piargues,70]
Descripteur connexe de cette note : [Barrel,313]
Descripteur connexe de cette note : [Reboul,403]
Descripteur connexe de cette note : [Cimetières,284]
Descripteur connexe de cette note : [Dallen,162]
Descripteur connexe de cette note : [Faucher de,726]
Descripteur connexe de cette note : [Leuze de,51]
19-02-1653, Jean Badinenc, f°477 v° N°40- 354-169-GW N°759 Acte sans titre (Ordonnances de Mgr de Marinis, d'après les notes du Dr Edgar Leroy) L'an 1653 et le 19 de février après midy ... par devant moy Jean Badinenc, notaire royal et les témoins à la fin nommés Monseigneur Illustrissime et Révérendissime Dominique de Marinis, archevêque d'Avignon, a exposé comme estant arrivé en ceste ville et y faisant sa visite, il se seroit pourté aux églizes de Nostre Dame de Piargues, terroyr de Romanin et de Sainct Bounet, terroyr de Lagoy et sur les nécessités d'icelles, à la réquisition de Dame Jeanne de Sade, dame dudit Romanin et autres places, et de Me Jean-Pierre Barrel, licentié en droictz, pour et au nom du Sieur de Lagoy et autres, faict ses ordonnances. Lesquelles sa Seigneurie Illustrissime a voleu estre rédigées dans mon présent cayer pour servir et y avoir recours en cas de besoin, ce que est faict, estant de la teneur que s'en suit : La suite du texte est en latin. Nous en donnons la traduction de Marguerite-Marie Delrieux : Lorsque l'Illustrissime et Révérendissime Seigneur frère Dominique de Marinis, par la grâce de Dieu et du Saint Siège apostolique, archevêque d'Avignon, vint visiter la paroisse de son prieuré de Saint Pierre transférée dans l'église collégiale de Saint Martin de cette ville de Saint Remy, furent soumises à son illustrissime autorité les humbles supplications, d'une part de noble Jeanne de Sade, dame de Murs, Céderon et Romanin en faveur des habitants des "campagnes" que l'on appelle vulgairement "mas" et qui dépendent de la seigneurie et juridiction de Romanin et de l'église de la très bien heureuse Vierge de Piargues. De la même façon, avec la même insistance, faisait la même requête le Sieur Jean-Pierre Barrel, licencié en droit, procureur pour ce spécialement délégué par le noble seigneur Jean de Forbin de la Barben, seigneur de Lagoy, pour les paysans vivants audit terroir de Lagoy, dépendant de l'église de Saint Bonet. De même font la même demande plusieurs nobles et citoyens de Saint Remy et signent : Monsieur Maître Pierre Fauchier, conseiller du Roi très Chrétien et lieutenant de la Curie arlésienne pour les soumissions et les détails, Maître Pierre Saxi, docteur en les 2 droits, Noble Henri de Leuze et autres habitants des campagnes et biens-fonds dépendants à ce qu'ils disent de l'antique et actuellement ruinée église de Saint Nicolas qui était membre de la prévoté de Saint Paul. Ils paient sur la plus grande partie de leurs biens les dîmes au Vénérable Chapitre Métropolitain d'Avignon et les demeures des paysans sont situées au terroir et sous la seigneurie des susdits. Tous ces gens se plaignaient de ce que comme il est exigé chaque année de ces trois lieux et campagnes comme dîme environ 100 saumées de blé en plus d'une somme d'argent et autres émoluments que nous payons tous et sans qu'il manque rien chaque année, néanmoins le salut de tant d'âmes est négligé et le sacrifice divin abandonné, non seulement aux dimanches ordinaires, mais même à certaines époques aux jours de fête dans les deux dites églises de Lagoy et de Romanin, il n'est célébré aucun secours spirituel pour les âmes à part les sacrements, à cause du manque de prêtre à tel point qu'il est arrivé à plus d'un de quitter la vie et de l'avoir passée dans une profonde ignorance de tout ce qu'ils sont tenus de savoir et de croire. Après les avoir écoutés, l'Illustrissime et Révérendissime seigneur archevêque prenant la parole voulut parcourir personnellement tout le terroir en plusieurs fois et il trouva un grand nombre de domaines et de maisons rurales à une telle distance de Saint Remy qu'il leur était moralement impossible, et surtout en hiver, de recevoir les sacrements si ce n'est aux églises susdites ou de la part de prêtres députés auprès d'eux pour les leur administrer. C'est pourquoi il fit savoir au vénérable chapitre susdit aussi bien qu'au prieur desdites églises sa visite pastorale et nomma au nom de l'obéissance et de la révérence usuelle le Révérend seigneur Dominique Honorat, docteur en Sainte Théologie et chanoine de cette même église métropolitaine et qu'il assiste à cette visite au nom de ce même chapitre. Donc, le 20-02-1653, l'Illustrissime et Révérendissime susnommé, accompagné du seigneur Dominique Honorat, docteur en Sainte Théologie, chanoine et sindic de l'église métropolitaine d'Avignon, de noble Jean d'Estouard, seigneur de Murs, fils de Dame (Jeanne de Sade, dame) de Romanin, de noble Paul Geoffroy, Messire Pierre Dalen, chanoine de l'église collégiale de Saint Remy, du seigneur Pierre Saxi, docteur en droit et de Jean Badinenc, greffier en cette cause, et d'autres tant les uns familiers, les autres habitants de ces biens-fonds, se rendit dans ce terroir, et, avant tout, pour satisfaire à la demande desdits citoyens habitants les campagnes hors des terroirs de Romanin et de Lagoy qui se plaignaient comme on l'a vu plus haut. Ayant considéré les domaines et demeures susdits, il constata que étant bien éloigné de Saint Remy, ne peuvent évidemment sans grande difficulté fréquenter l'une ou l'autre des églises susmentionnées de Lagoy et Romanin et évidemment celle dont ils sont moins éloignés et quoiqu'il en soit à propos de l'antique église en ruine de Saint Nicolas, il indiqua qu'il n'était pas nécessaire pour le soutien spirituel desdites âmes de la relever mais qu'il faut s'occuper des autres susdites et c'est pourquoi il s'est rendu à cette église du vocable de Notre Dame de Piargues, faisant partie du village presque en ruine de Romanin et cette église est située hors de la limite du château de Romanin, qui, en bon état, au milieu des restes du village, sert à l'habitation du seigneur. Les habitants du village avaient voulu que soit construit une petite maison de la vieille église pour l'habitation durable du prêtre qui pourrait leur administrer tous les sacrements. Mais en réalité, l'Illustrissime (archevêque) susdit, pesant soigneusement et à propos plusieurs difficultés et particulièrement le fait qu'il n'était pas facile de trouver un prêtre d'érudition compétente qui veuille résider dans une telle solitude. En conclusion, il a paru préférable que soit proposé que le soin de ces âmes soit confié aux Pères de Saint François de l'Observance, habitants l'antique prévoté de Saint Paul, au terroir de Saint Remy. Sur ce le seigneur chanoine Honorat, déjà nommé, présenta le frère Bonaventure, gardien dudit couvent, qui fut considéré capable et digne de tout ce qui concerne cette charge. Il fut reçu par ledit Illustrissime seigneur (archevêque) qui lui enjoignit qu'au cas où à cause de maladie ou autre empêchement, il fut empêché pour quelques temps, il soit remplacé par quelqu'un du même couvent qui fut agréé par son Illustrissime seigneurie pour entendre les confessions afin que jamais ce secours ne manquât aux âmes. Il arrêta aussi la charge de ce prêtre religieux, à savoir que chaque dimanche ordinaire et jour de fête durant toute l'année qu'il se rendra à ladite église dite chapelle de Notre Dame de Piargues, qu'il y célèbre le sacrifice, entende les confessions, administre le sacrement de l'Eucharistie, qu'il fasse les prières usuelles pour annoncer les fêtes et les vigiles, qu'il enseigne tout ce qu'ils (les fidèles) doi vent savoir et croire après la messe ou autre moment plus opportun, même après le repas de midi s'il le juge bon, qu'il visite les infirmes, reçoive leurs confessions, les fortifie par le viatique et l'extrême-onction selon la nécessité. Et, à cet usage, on lui fournira des boites d'argent, dorées à l'intérieur, des bourses de soie très convenables pour porter commodément le très saint sacrement qu'il recevra de sa propre église, et il sera pourvu de boites d'étain pour conserver et transporter les huiles saintes aux malades et enfin il aura le plus grand soin pour toutes ces âmes comme doit le faire tout bon et parfait pasteur. Et bien que pour une telle charge lesdits pères ne doivent attendre de récompense que de Dieu seul, d'ailleurs comme ils sont tenus de nourrir un nouveau religieux pour cette charge, le vénérable chapitre susnommé attribura audit couvent, chaque année, 100 livres de la monnaie courante dans cette province. Alors l'Illustrissime susdit (archevêque) a déclaré que selon sa disposition et son décret, il n'a jamais eu l'intention de porter atteinte à la stabilité de la paroisse, mais il veut la laisser en toute chose dans son droit antique et dans son état et qu'il ne soit en conséquence par quelque droit que ce soit rien ne soit attribué au couvent précédemment nommé contre l'église si ce n'est cette charge demandée aux pères précités et de cette ville de Saint Remy selon le décret de son Illustrissime seigneurie tant à propos de l'église de Romanin que de celle de Lagoy. A l'avenir nul ne pourra en assumer le ministère, qu'il soit prêtre de la collégiale Saint Martin ou de la paroisse Saint Pierre, doyen, chanoines, bénéficiers, curé ou quiconque désigné par quelque nom et fonction que ce soit en rapport avec cette église. C'est ce qu'il a déclaré être extrémement incommode auxdites églises et paroisses à cause du très grand nombre des âmes, habitants la ville de Saint Remy et son terroir, qui sont en quête d'un grand nombre de messes, de prêtres pour ouïr leurs confessions. Par ailleurs, son Illustrissime seigneurie décida que tous lesdits habitants, pour les sacrements de baptême et de mariage et la publication des bans avant lesdits mariages doivent s'adresser à ladite paroisse à Saint Remy, afin que toujours il puisse être fait une relation par les chanoines, comme il se doit. Pour ce qui est de la sépulture autour de ladite église, s'il se trouve un cimetière il sera licite, pour peu qu'on l'ai fait jusqu'alors, d'enterrer les morts et un père sera député à cet effet, avec la croix et le petit vase (pour l'eau bénite) bénis par ledit chapitre. Après avoir réglé ces choses-là, Monseigneur considéra cette église, ou plutôt le petit sanctuaire construit sur les ruines d'une église plus vaste, et il vit qu'il manquait un campanile et décida d'en faire construire un pour soutenir une cloche d'un poids de 200 livres au moins. Dès que ce fut demandé, le vénérable chapitre remarqua en effet que la plupart des habitants n'assiste pas à la messe à cause de l'ignorance où ils sont de l'arrivée du prêtre. A propos de cette cloche, le noble seigneur de Murs, fils de ladite dame, promit qu'il supporterait les frais d'une autre semblable à ses dépens, au cas où elle serait soulevée (dérobée?). A l'entrée du sanctuaire, son éminence vit qu'il était envahi par l'humidité et ordonna qu'on fit un pavement de brique ou ..?.. L'autel est trop petit et pour éviter tout danger et difficulté à la célébration, il ordonna de l'agrandir jusqu'à la taille usuelle et de pourvoir une pierre sacrée décente étant donné que celle qui est en usage est trop petite et cassée. Il ordonna qu'on fit une estrade de bois car il n'y en avait pas et un coffre pour mettre les ornements à l'abri de la moisissure. A cet effet il donna l'ordre qu'il soit fait ainsi. Il n'y a pas de calice d'argent malgré les ordres donnés lors de la visite précédente. Les ornements sont vieux, sans doute une chasuble violette de camelin de soie est décente et neuve, une autre blanche neuve avec son amict et plusieurs autres chasubles qui ne conviennent pas du tout, en fustaine et une autre blanche en plus mauvais état. Que l'on se procure deux autres chasubles, une noire pour les défunts et une autre blanche qui, si elle a son amict rouge, il ne sera pas nécessaire d'en faire faire une autre rouge. Ensuite il y a 2 corporaux de bonne soie et 2 voiles pour essuyer le calice, l'un rouge et l'autre blanc. Que l'on fasse une "chasuble" pour les hosties et des purificatoirs pour essuyer le calice et des serviettes pour essuyer les mains du célébrant, des cruchons (burettes) et une boite d'étain. Il faut refaire la fenêtre du fond car il est impossible de célébrer quand le vent souffle. Le lendemain, avant de déjeuner, l'Illustrissime archevêque, accompagné de ses familiers et de quelques citoyens de Saint Remy, se mit en route ainsi que le Révérend susdit seigneur Dominique Honorat, chanoine de l'église métropolitaine d'Avignon, et désigné par ce même vénérable chapitre pour assister l'archevêque ; et tous ensemble ils arrivèrent à cette église ou chapelle de Saint Bonet située dans les ruines de l'antique village de Lagoy. Et dès que Monseigneur fut entré, il fut accueilli par le discours dudit chanoine Honorat et dès qu'il eut fini de parler, le chapelain de sa Grandeur célébra la messe devant sa Grandeur et ensuite il examina l'autel, qu'il trouva absolument indécemment orné : en guise de devant d'autel, rien qu'un ornement usé, sale et on ne peut plus vieux. Il ordonna qu'on fasse un devant d'autel convenable, une aube, au moins deux chasubles, une noire et l'autre violette, un amict de soie verte, plus une blanche avec son amict rouge, une plateforme de bois, le pavement de l'église est défoncé de tout côté ce qui est insalubre, à peu près à l'état de ruine, doit être refait. Il faut faire une cloche d'un poids de 200 livres et il n'y a pas là danger de vol, car c'est là que se trouve le château du seigneur de Lagoy et plusieurs maisons contiguës. Que l'on se procure une pierre sacrée décente, une croix, un petit vase pour l'eau bénite pour accompagner les morts, car cette église est en grande dévotion dans le voisinage et de toutes parts les gens viennent auprès de ce Saint Bonet qui fut autrefois évêque de Clermont en Auvergne, et Dieu a continuellement accordé à son mérite l'accomplissement de miracles, surtout aux invalides, à ceux qui, par une chute ou quelque autre malheur, souffrent de la fracture des membres. Les parents amènent à son autel les petits enfants qui languissent sans force et tout aussitôt ils entrent en convalescence et changent leur vie pour une meilleure. Pour encourager cette prière et pour veiller au salut des âmes qui dépendent tant de cette église que de l'église Saint Nicolas susnommée dont les terres sont plus proches d'ici que de l'église de Romanin, le Révérendissime archevêque ajouta qu'il fallait construire une petite maison pour un prêtre afin qu'il résidat tout près afin d'écarter tout danger et péril de vol, puisqu'il y a des habitationss tout autour, et il indiqua tout ce qui devait être fait pour les âmes de la même façon que nous avons déjà dit pour Romanin. Il décida que le vénérable chapitre pourvoirait pour l'administration des sacrements de pénitence, eucharistie et extrême-onction un prêtre non parmi ceux de Saint Remy comme plus haut, mais il indiqua qu'il serait plus souhaitable que la proposition soit faite aux Pères Réformés de la très Sainte Trinité pour le Rachat des Captifs qui habitent au foubourg de Saint Remy pour le soin de cette église et des âmes de ce lieu. Ledit Seigneur chanoine Honorat présenta à sa Grandeur le Révérend Père Gabriel, prêtre dudit couvent qui fut déclaré idoine par ledit Illustrissime Seigneur qui (ordonna) au vénérable chapitre de donner tous ses soins pour le salut des âmes et tout le nécessaire pour administrer lesdits sacrements et de procéder comme il a été prescrit pour l'église de Romanin. De la même façon l'Illustrissime (archevêque) a déclaré qu'il n'avait pas l'intention par cet acte de créer une nouvelle paroisse ni d'accorder à cette église quelque droit, si ce n'est ce que l'antique coutume a laissé à ses ministres et chaque année, de la même façon, aux Pères ou au couvent susdits, le vénérable chapitre donnera pour ce service 100 livres de la monnaie courante en cette province. Et pour l'exécution desdits décrets faits dans les deux dites visite, le très Illustrissime archevêque fixa au vénérable chapitre d'Avignon 6 mois à compter d'aujoud'hui sous peine de séquestration des bénéfices. Et pour qu'il n'y ait pas la moindre confusion, l'Illustrissime archevêque a ordonné aux Pères susdits qui doivent servir ces deux églises que soit consigné sur une feuille sur laquelle seront notés les domaines. De retour à Saint Remy, l'Illustrissime (archevêque) reçut Messire Antoine Reboul, prêtre, maître d'école en cette ville qui dit avoir assuré le service de l'église de Romanin 6 mois et 7 jours, envoyé par le chapitre d'Avignon et que là, les dimanches il a célébré les saints mystères sans recevoir la paie promise. Ensuite les fermiers dudit chapitre dirent qu'ils avaient payé par anticipation le chapelain mandataire et qu'ils ne sont pas tenus de payer une nouvelle somme. D'autre part ledit Messire Honorat dit que le chapitre ne devait rien d'autre que la ferme. Monseigneur voyant qu'on faisait tort à ce bon prêtre, qui n'avait pas ménagé sa peine dans son office et qui était de parfaite bonne foi et qui ne pouvait exigé son salaire que de ceux par qui il avait été engagé, décida que ledit chapitre paie son dû sous 15 jours et sous peine de séquestration des revenus, pour solde de toute la dette et des frais. Signé : frère Dominique, archevêque d'Avignon Le texte se poursuit alors en français : Et ainsi que dessus a été procédé par Monseigneur Illustrissime archevêque sursigné, en présence de Messire Jean Dalen, chanoine, et Messire Laurens Thergier, prestre de Vaulréas au Comté de Venisse, témoins requis et soubsignés avec moy notaire et greffier de mondit Seigneur. Signé : Dallen L.Thergier et Badinenc, notaire
Note N° : 892
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28-08-1666, Jacques Feautrier, f°267 r° N°892 Quittance pour le couvent de Saint Paul contre Jean Porte 180 # ... travaux au bastiment neuf ... ledict Révérend père a faict construire audict couvent .....
Note N° : 900
Descripteur connexe de cette note : [Chapelle Notre Dame de Piargues,70]
Descripteur connexe de cette note : [Icard,573]
14-06-1672, Paul Bertrand, f°261 v° N°900 Cession pour Estienne Icard contre le couvent de Saint Pol ... pour la paye ... de partie du service de Notre Dame de Piargues que lesdits religieux font pour ledit chappitre Notre Dame de Dons .....
Note N° : 943
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18-01-1677, Paul Bertrand, N°943 Mandement du très R.P. provincial Frère Antoine Trinquier de Lagreste, prédicateur du Roy et définiteur général et ministre provincial de l'Observance Régulière Saint François en la province Saint Louis, au Révérend Père Louis Michel, gardien de nostre couvant de Saint Paul de Saint Remy, Salut en Nostre Seigneur. L'effect de nos visites concistant à examiner avec soin l'estat de tous les couvants qui nous sont commis, aussi bien que la conduite de ceux qui les gouvernent, après avoir visité les religieux qui les remplissent, les exhortant tous à leur devoir et à réparer les ruines que la négligence quelquefois des Supérieurs ou la misère du temps ont causées en quelques uns desdits couvants, et, après avoir trouvé dans la visite que nous avons soigneusement faite à nostre couvant de St Remy, que depuis plusieurs années la fontaine ne coule point et que presque tous les étés la citerne tarit et qu'il faut aller chercher de l'eau à la ville mesme de Saint Remy, ce qui cause de grandes incomodités aux religieux, ce que bien considéré et voiant le grand besoin que ledit couvant a d'avoir de l'eau par une prompte réparation à la fontaine, vous aiant reconu fort zélé et expérimenté aux réparations des couvants qui vous ont été commis, et vous trouvant d'ailleurs disposé à vouloir entrepren-dre une si Sainte et si nécessaire réparation, poussé par esprit de charité afin que le mérite en soit receu de Dieu qui est nostre récompense, nous y ajoutons, par ces présantes nostre bénédiction, et donnons avec agrément nostre consentement et nostre permission, à vous frère Louis Michel, gardien de nostre dit couvant de Saint Remy, afin, qu'assisté de Sieur Jean Pellissier, marchand dudit Saint Remy et scindic apostolique dudit couvant, vous puissiez entreprendre la réparation de ladite fontaine et faire conduire l'eau au couvant dans toutes les meilleures façons et manières qui se pourra, vous donnant, pour cet effet, pouvoir de contracter avec tels maistres ouvriers que vous trouverez à propos, soit à prix fait ou autrement, et d'obliger ledit couvant jusques à entier paiement, et en tout, de faire comme si nous estions présants , promettant d'agréer et ratifier tout ce qui aura esté fait par vous, sans que vous soiez obligé de randre compte à autre persone qu'à nous et à nostre deffinitoire. En foy de quoy, pour randre les présantes valides devant toute sorte de tribunaux et de personnes, les avons signées de nostre main et scellées du grand sceau de nostre province à nostre dit couvant de Saint Remy, le 14 septembre 1676. Frère Antoine de Lagreste, minister provincialis Prix faict pour la batisse de la fontaine pour le couvant de Saint Paul contre Jean Chanterel, Claude Michel et Jean Brun, maçons L'an mil six cens septante sept et le dix huictiesme jour du mois de Janvier, après midy, par devant moy, notaire royal de la ville de St Remy soubzigné et tesmoins bas nommés, estably en sa personne Révérend Père Louis Michel, gardien du couvant de Saint Paul de la régulière Observance Saint François de ceste ville, adcisté de Jean Pelissier, marchand de ladite ville, père spirituel et scindic apostolique dudit couvant, suivant le pouvoir et permission à eux donnée par le très Révérend Père Trinquier de Lagreste, prédicateur du Roy, desfiniteur général et ministre provincial de la régulière Observance Saint François de la province Saint Louis, du quatorze septembre dernier, estant en visite, qui sera cy après enregistrée, lesquels Père gardien et Pelissier, père spirituel, pour et au nom de tous les autres religieux dudit couvant de Saint Paul, ont donné à prix faict, avec promesse de faire, avoir, jouir et tenir, à peine de tous despans, domages et inthérets à Jean Chanterel, Jean Brun et Claude Michel, maistres maçons de ceste ville, présants, stipulants et acceptants en la qualité solidere de l'un pour l'autre et le seul pour le tout, sans division d'action ny ordre de discution, les besognes suivantes : Premièrement fairont une voûte à chau et à sable de l'espaisseur d'un pan et demy pour les murailles et pour la voûte d'un pan, revestie par dessus, laquelle voûte sera faicte despuis la source de l'esglize de Saint Clergue jusques au bassin du couvant de Saint Paul, de cinq pans d'autheur dans la terre et de trois pans de large dans l'œuvre, en façon qu'un homme y puisse passer dedans, et ladite voûte sera couverte de terre par dessus. Laisseront lesdits prix fachiers à ladite voûte des soupirals de neuf en neuf cannes, de la largeur de deux pans et demy en carré, qui, despuis la voûte jusques à une main ouverte sur terre, seront de pierre de taille avec son bastent pour soutenir la couverte desdits soupirals qui sera de taille. Fairont lesdits prix fachiers une petite murette d'une main ouverte, d'un costé d'une des murailles de la voûte et de là, en auteur que le niveau de l'eau demandera, et, sur ladite murette, seront posées des gorgues vernissées de la largeur nécessaire pour contenir l'eau, et arrestés avec du mortier et cimantés bien les jointures d'une à l'autre ; et là où le rocher de la montagne est escarpé et au travers des deux chemins qui sont celluy du mas de Monsieur l'appoticaire Dallen, celluy dessus le couvant qui va aux perrières, d'environ trante cannes on y faira deux murettes d'un pan et demy de large, de la hauteur que le niveau demandera et l'on le couvrira de pierre de taille de cinq doits d'espaisseur, toutes d'une pièce, et là, lesdits prix fachiers poseront du tuiau du grand calibre et de cinq en cinq cannes ils y fairont un rézervoir ou serve toute d'une pièce de pierre de taille avec son bastent, et de ceste façon toute l'eau de la source mise dans les gorgues ou dans les tuyaux et conduite, sans en perdre une goute et mise dans le susdit bassin du couvant. Fairont lesdits prix fachiers un canal d'une piere de taille de la longueur de la serve de la source qui jettera l'eau dans la première serve que le tuyau sera mis, retireront la grande serve et on la bouchera de dessus de ces grandes pierres qui y sont, et ledit travail sera, et en tout on faira du bon mortier et cimant et ledit travail sera fait en bon père de famille et ce tout en bonne et deube forme. Et fourniront lesdits prix fachiers tous les matériaux nécessaires pour les susdites besognes et seront lesdits prix fachiers obligés de rendre ladite besogne achevée dans un an et demy prochain, et après qu'elle aura esté veue et receue par des maistres qui seront convenus, lesdits prix fachiers seront tenus d'entretenir les murailles et faire couler l'eau durant une année. Et le prix faict de toutes les susdites besognes se donne moyenant le prix et somme, en bloc, de mil six cens livres, à compte desquelles lesdits prix fachiers en ont receu tout présantemant, réellemant et comptant en piastres et autre monnoye, et par tous trois rettirée après deube numération au veu de moi dit notaire et tesmoins, la somme de cinq cens trante trois livres, six solz, huict deniers qu'est le tiers de la susdite somme de seize cens livres, des mains dudit Pelissier, scindic apostolique, et des propres deniers et argent du couvant à luy remis, duquel tiers présantemant receu, lesdits prix fachiers contants, quittent ledit Révérend Père gardien et ledit Pelissier, père spirituel, avec promesse de ne leur en faire jamais demande, et le restant dudit prix sera payé, scavoir, autres cinq cens trante trois livres, six solz, huict deniers, au premier septambre prochain que les deux tiers de la besogne seront faicts et le restant leur sera payé lorsque la besogne cy dessus sera parachevée et receue, et en cas que lesdits Pères Observantins n'eussent tout l'argent de la dernière paye, lesdits prix fachiers leurs donneront attante de six mois pour trois cens livres. Prometant lesdites parties réciproquement observer tout ce dessus, à paine de tous despans, domages et inthérets, et pour cest effect, lesdites parties ont obligé et submis, scavoir lesdits Révérend Père Michel, gardien, et Pelissier, père spirituel, suivant le pouvoir à eux donné, cy dessus datté, tous les biens dudit Couvant de Saint Paul, meubles, inmeubles, présants et advenir et lesdits Chanterel, Michel et Brun en la susdite qualité solidère de l'un pour l'autre et le seul pour le tout, sans division d'action ny ordre de discution, leurs biens propres, aussy meubles, inmeubles, présants et advenir, aux Cours des Submissions de Provence et autres nécessaires. Ainsin l'ont promis et juré, ledit Révérend Père Michel, gardien ad pectus et renoncé à tous droicts contraires, requérant acte. Faict et publié audit Saint Remy, dans ma boutique, présants Sieur Pierre Chabrand et Claude Chabanier, praticien de ladite ville, tesmoins requis et signés avec lesdits Père Michel, Pelissier et moi dit notaire. Lesdits Brun, Michel et Chanterel ont dict estre illitérés. fr. Lo. Michel, gardien Pellissier, scindic f. Joseph de Saint Pol Fr. Grégoire Rippert Chabran Chabanier